|
Le sucre, source d’énergie
|
|
Pour fonctionner, notre corps a besoin d’énergie.
Pour cela, il va devoir transformer nos aliments en
combustible, le glucose qui n’est autre que
du sucre. C’est l’énergie de
ce combustible qui nous permet de penser, de parler, de marcher…
Notre organisme est constitué de milliards de cellules, qui doivent brûler
ce combustible pour produire l’énergie nécessaire à leur fonctionnement.
Pour pouvoir utiliser le sucre nos cellules ont besoin d’une hormone,
l’insuline, qui est produite par
le pancréas.
|
Que se passe-t-il quand nous mangeons ?
|
|
Notre corps transforme la plupart des aliments en un combustible appelé
glucose.
Ensuite le glucose traverse la paroi intestinale pour se retrouver dans
la circulation sanguine et être acheminé jusqu’aux
cellules.
Notre corps informe le pancréas (organe situé
derrière l’estomac) qu’il doit fabriquer une
hormone, appelé insuline.
Comme le glucose, l’insuline va être déversée
dans la circulation sanguine pour arriver jusqu’aux cellules
|
Source : http://perso.orange.fr/pharma.rocheville/diabete.htm
|
|
L’insuline et le glucose se rencontrent à la porte de la cellule.
L’insuline agit comme une clé permettant au glucose de
pénétrer dans la cellule, qui va alors le brûler
pour en tirer de l’énergie.
|
|
Comment apparaît le Diabète ?
|
|
Lorsqu’on est diabétique notre corps est toujours capable
de transformer la plupart des aliments en glucose (sucre). Le glucose
traverse la paroi intestinale et se retrouve dans le sang pour circuler
jusqu’aux cellules. Mais c’est là
qu’apparaît le dysfonctionnement : l’insuline agit
moins efficacement ( la clé est mal adaptée) et les cellules deviennent résistantes à
l’insuline, on parle alors d’insulino-résistance.
Que se passe-t-il à ce moment là ?
Comme le glucose (sucre) ne peut plus être transformé en
énergie par les cellules, il va se retrouver en très
grande quantité dans le sang, d’où une augmentation
de la glycémie (taux de sucre dans le
sang). Facteurs favorisants l’insulino-résistance :
-
le surpoids
-
la sédentarité
Dans un premier temps, le pancréas tente de compenser la relative inefficacité de l’insuline en en produisant davantage. Puis, il
s’épuise et sa production devient insuffisante.
Si la glycémie devient trop élevé ( = 1,80 g/l ),
l’organisme trouve une solution de secours pour éliminer
un peu de cet excès. Le rein joue alors le rôle
d’épurateur et fait passer du sucre dans les urines :
c’est la glycosurie
Normalement la glycémie à jeun est comprise
entre 0,80 g/l et 1,10 g/l.
Après les repas, la glycémie (glycémie post-prandiale)
ne dépasse pas 1,40 g/l.
|
On parle de diabète lorsque l’on a :
|
|
Ou
|
On parle d’intolérance au glucose lorsque :
|
|
|
Il existe 2 types de diabète :
|
|
Auparavant appelé diabète insulino-dépendant (DID), il
survient lorsque la production
d’insuline est minime ou inexistante. Dans ce cas
l’insuline doit être administrée par injection. Il touche le sujet
jeune, mais peut également se rencontrer chez le sujet
adulte.
Il se manifeste de façon soudaine et s’accompagne d’une
symptomatologie importante:
- fréquent besoin d’uriner (polyurie)
- sensation anormale de soif et de bouche sèche (polydipsie)
- extrême fatigue/ manque d’énergie
- faim constante
- perte de poids soudaine
- vision trouble
Auparavant appelé diabète non insulino-dépendant (DNID), il
survient lorsque la production
d’insuline est insuffisante ou que l’insuline n’accomplit
plus son travail normalement. Dans ce cas un régime
seul ou associé à un traitement doit être prescrit. Il touche
les sujets adultes de 40 ans et plus mais malheureusement, depuis
quelques années on constate qu’il apparaît chez des personnes
de plus en plus jeunes en raison de problème d’obésité.
Une prédisposition génétique, un surplus
de poids et le manque
d’activité physique contribuent à l’apparition du
diabète de type 2. Sa découverte est souvent fortuite et sans
symptomatologie.
|
|
Quelles sont les
complications du Diabète ?
|
|
Les complications liées au diabète sont dues à
l’excédent de glucose dans le sang : après un
certain temps des effets néfastes
- sur les reins : néphropathie,
- les yeux : rétinopathie,
- le système neurologique : neuropathie, en particulier diminution ou perte de la sensibilité à la douleur et risques de blessure,
- sensibilité accrue aux infections,
- le cœur : angine de poitrine , infarctus
- les jambes : artérite des membres inférieurs
- le cerveau : accident vasculaire cérébral
- et provoquer des troubles au niveau de la sexualité chez l’homme.
D’autres facteurs contribuent à
l’apparition des complications : l’âge,
l’hérédité, la durée du
diabète et les habitudes de vie.
Les complications du diabète peuvent modifier grandement la vie des personnes diabétiques.
Un bon contrôle des glycémies permet de retarder et
parfois même de limiter l’apparition des complications.
|
|
Le traitement
|
|
Il existe des traitements efficaces. Une bonne gestion du
diabète implique le maintien du glucose à des taux aussi
proches que possible de la normale. Pour se faire, on peut combiner les
principes suivants :
- manger sainement
- faire régulièrement de l’exercice
- tester régulièrement son taux de sucre dans le sang
- gérer le stress
- suivre son traitement rigoureusement.
|
|
La surveillance du diabète
|
|
Pour suivre l’évolution de votre diabète et de ses
complications, votre médecin vous demandera d’effectuer au
minimum le bilan suivant :
- Contrôle de l’hémoglobine
glyquée ou HBA1c (qui est la mémoire de la
glycémie moyenne des 3 mois précédents) tous les 3
à 6 mois.
Son dosage est obtenu par une simple prise de sang, il
n’est pas nécessaire d’être à jeun et
il est conseillé de s’adresser au même laboratoire
afin que les résultats successifs puissent être
comparés. Plus l’HBA1c est élevé, plus le
risque de développer des complications est grand. On dit que le
diabète est bien équilibré si l’HBA1c est
comprise entre 6 % et 7 %. Au delà on s’expose à
l’évolution des complications.
- Contrôle de la fonction rénale avec dosage annuel de la microalbuminurie.
- Bilan lipidique annuel.
- Bilan ophtalmologique annuel en l’absence de rétinopathie.
- Contrôle électrocardiographique annuel.
- Chez les diabétique à haut risque :épreuve
d’effort, échographie de stress, scintigraphie…
|
|
Ma santé j’y tiens…
je soigne mon diabète !
|
|
Je perds du poids
|
|
|
J’applique
les mesures hygiéno-diététiques conseillées
par la diététicienne du Centre de Prévention
|
|
Je me dépense physiquement
|
|
|
Je prends tous les jours le traitement anti-diabétique prescrit par mon médecin
|
|
J'apprends à gérer mon stress
|
|
Prévention Hyper et Hypo glycémie
|
- Les signes :
¤ Urines fréquentes et abondantes, soif intense,
¤ Malaises, nausées, fatigue
¤ Faiblesse, torpeur, amaigrissement involontaire, mal de ventre….
¤ Présence de sucre ou acétone dans les
urines(bandelettes urinaires)
- Que faire ?
¤ Tester votre glycémie dans le sang ;
rechercher sucre et acétone dans les urines
¤ Si résultat élevé :prévenir
d’urgence l’hôpital ou votre médecin
¤ Buvez beaucoup ;n’interrompez pas votre alimentation, ni votre Insuline.
¤ Continuez à suivre votre glycémie en attendant l’avis médical
- Causes de hyperglycémie :
¤ Dose d’insuline insuffisante ou oubli de l’injection
¤ Maladie : infection,fièvre
¤ Stress, souci
¤ Activité physique moins intense que d’habitude
¤ Repas trop copieux
¤ Traitement : cortisone
- Hypoglycémie (chute rapide du taux de sucre dans le sang,au dessous de 0,60g/l)
- Les signes :
¤ Transpiration, sueurs froides, faim impérieuse
¤ Tremblements, comportement inhabituel
¤ Autres signes : pâleur, fatigue subite, troubles de la
vision, palpitations, nervosité, picotement des
lèvres….
- Que faire ?
¤ Cessez toute activité
¤ Si possible vérifier votre glycémie
¤ Manger du sucre immédiatement : 3 sucres(chez
l’adulte) ou de la confiture ou du jus de fruits. Vous devez vous
sentir mieux dans le ¼ d’heure qui suit (à
confirmer par un nouveau test glycémique)
- Les causes :
¤ Trop d’insuline ou lieu d’injection mal choisi
¤ Activité physique non prévue(pas de majoration
suffisante de l’alimentation ou pas de réduction de la
dose d’insuline)
¤ Alimentation trop faible en sucres ou oubli/retard d’une collation
¤ Stress ou émotion forte
¤ Absorption d’alcool à jeun ou de
médicaments ; parlez en avec votre médecin
Pour en savoir plus :
http://www.diabetenet.com
http://www.diabetebd.fr
http://www.afd.asso.fr/
|